Bahia de Outrora (Tempo que não volta mais) : paroles, traduction et audio – chanson de capoeira
Paroles (portugais)
Traduction (français)
Na Bahia de outrora, de Mestre Pastinha, Mestre Waldemar
Ladainhas de Angola, onde o canto me faz recordar
Do tempo que era tão bom, onde eu queria viver
Conhecer toda a mandinga, toda a malícia e também o saber
Ai, ai, aaaai, ai, ai, saudade que eu tenho demais
Dans la Bahia d'autrefois, de Mestre Pastinha, de Mestre Waldemar
Les ladainhas d'Angola, où le chant me fait me souvenir
D'un temps si beau, où j'aurais voulu vivre
Pour connaître toute la mandinga, toute la malícia et aussi le savoir
Aï, aï, aïe, aï, aï, comme j'en ai la nostalgie
Ai, ai, aaaai, ai, ai
Aï, aï, aïe, aï, aï
Do tempo que não volta atrás
D'un temps qui ne reviendra pas
Ai, ai, aaaai, ai, ai
Aï, aï, aïe, aï, aï
Quando Bimba era rapaz
Quand Bimba était jeune homme
Ai, ai, aaaai, ai, ai
Aï, aï, aïe, aï, aï
Era um tempo bom demais
C'était un temps tellement bon
Ai, ai, aaaai, ai, ai
Aï, aï, aïe, aï, aï
Capoeira era jogada, o capoeirista que tinha valor
Era um tempo que não tinha grupo, que não tinha mestre nem graduação
Os olhos ensinavam a jogar, cada um tinha a sua expressão
O aluno era discípulo aprendia com o mestre toda a lição
Ai, ai, aaaai, ai, ai, saudade que eu tenho demais
La capoeira se jouait, c'est le capoeiriste qui avait de la valeur
C'était un temps sans groupes, sans titres de mestre ni graduations
On apprenait à jouer avec les yeux, chacun avait son style
L'élève était un disciple, il apprenait toute la leçon auprès du mestre
Aï, aï, aïe, aï, aï, comme j'en ai la nostalgie
Ai, ai, aaaai, ai, ai
Aï, aï, aïe, aï, aï
Seu Pastinha lá no cais
Seu Pastinha, là-bas sur le port
Ai, ai, aaaai, ai, ai
Aï, aï, aïe, aï, aï
Waldemar do Pero Vaz
Waldemar du Pero Vaz
Ai, ai, aaaai, ai, ai
Aï, aï, aïe, aï, aï
Era um tempo bom demais
C'était un temps tellement bon
Ai, ai, aaaai, ai, ai
Aï, aï, aïe, aï, aï
En gras : réponse du chœur (coro).
De quoi parle la chanson
Une chanson nostalgique de Mestre Mão Branca, aussi connue sous le titre « Tempo que não volta mais » (« un temps qui ne reviendra plus »), sur la « Bahia d’autrefois », l’âge d’or de la capoeira à Salvador dans les années 1930 à 1960, au temps des grands mestres : Pastinha (capoeira angola), Waldemar et Bimba (capoeira regional).
Le chanteur regrette une époque où il n’y avait ni groupes, ni graduations, ni cordes : la valeur d’un capoeiriste se voyait dans son jeu. On apprenait en regardant, chacun développait son propre style, et l’élève était un véritable disciple de son mestre. Le refrain « aï, aï, aïe » exprime cette saudade d’un temps qui ne reviendra pas.
Vocabulaire et contexte
Outrora : autrefois, jadis. Mestre Pastinha (1889-1981) : le grand mestre de la capoeira angola. Mestre Bimba (1899-1974) : le créateur de la capoeira regional. Ladainha : long chant soliste qui ouvre la roda de capoeira angola. Mandinga et malícia : la ruse, la malice et le « mystère » du capoeiriste, qualités essentielles au jeu. Cais : le quai, le port de Salvador, lieu de travail et de rencontre des capoeiristes de l’époque. Graduação : système de grades (cordes de couleur) apparu avec la capoeira moderne.