Eu vou também, eu vou pro mar : paroles, traduction et audio – chanson de capoeira
Paroles (portugais)
Traduction (français)
Quando o dia clareia
E o sol começa brilhar
Pescador pega seu barco e vai para pescar
Procurando peixe bom, encontrar um grande vento
A onda balança o barco no coração tem o lamento
Mas está lembrado o que antes lhe falou
Um grande amigo
Um grande estivador
Para ser um bom pescador você tem que lembrar
Volta na areia quem não sabe balança
Quand le jour se lève
Et que le soleil commence à briller
Le pêcheur prend son bateau et part pêcher
Cherchant du bon poisson, il rencontre un grand vent
La vague balance le bateau, dans son cœur il y a une plainte
Mais il se souvient de ce que lui avait dit autrefois
Un grand ami
Un grand docker
Pour être un bon pêcheur, tu dois te souvenir
Que celui qui ne sait pas se balancer retourne sur le sable
Eu vou também eu vou pro mar
Pego meu barco e saio pra balançar
J'y vais moi aussi, je vais en mer
Je prends mon bateau et je pars me balancer
Eu vou, eu vou…
Eu vou pro mar
J'y vais, j'y vais…
Je vais en mer
Pego meu barco…
Pra balançar
Je prends mon bateau…
Pour me balancer
En gras : réponse du chœur (coro).
De quoi parle la chanson
Une chanson de Lagarto (Grupo Camangula) qui raconte la journée d’un pêcheur. Au lever du soleil, il part en mer ; mais le vent se lève, la vague secoue le bateau et l’inquiétude le gagne.
Il se souvient alors du conseil d’un vieil ami, un docker : pour être un bon pêcheur, il faut savoir se balancer avec la mer, sinon mieux vaut rester sur la plage. L’image vaut aussi pour la capoeira : celui qui ne sait pas « balançar », suivre le mouvement avec souplesse, ne tiendra pas dans la roda. Le refrain invite tout le monde à prendre la mer.
Vocabulaire et contexte
Clarear : s’éclaircir, le jour se lever. Estivador : docker. Mestre Bimba lui-même a travaillé comme docker sur le port de Salvador. Balançar : se balancer, tanguer. En capoeira, c’est la souplesse du corps, liée à la ginga. Areia : le sable, la plage.