Sentimento de um cantador : paroles et traduction – ladainha de capoeira
Paroles (portugais)
Traduction (français)
Toca em meu corpo um berimbau
Carregado de emoção
Toca em meu corpo um berimbau
Oi iaia, lamentos do coração
Un berimbau joue dans mon corps
Chargé d'émotion
Un berimbau joue dans mon corps
Oi iaiá, complaintes du cœur
Arrastado pelo toque
Que manejo em minhas mãos
Eu transmito em ladainha
As mais lindas poesias
Sentimento e emoção
Emporté par le toque
Que je joue de mes mains
Je transmets dans la ladainha
Les plus belles poésies
Sentiment et émotion
O dia vira noite
A noite vejo o luar
Eu vejo o azul do céu
As estrelas a brilhar
São rascunhos são momentos
Lamentos de um pensamento
Como um pássaro a voar
Le jour devient nuit
La nuit je vois le clair de lune
Je vois le bleu du ciel
Les étoiles qui brillent
Ce sont des esquisses, ce sont des instants
Complaintes d'une pensée
Comme un oiseau qui vole
Orvalho caiu do céu
Molhadinho do sereno
O suor molha meu corpo
O meu corpo moreno
Eu trago na cor da pele
As marcas do sofrimento
La rosée est tombée du ciel
Tout mouillé par le serein
La sueur mouille mon corps
Mon corps brun
Je porte dans la couleur de ma peau
Les marques de la souffrance
En gras : réponse du chœur (coro).
De quoi parle la chanson
Une chanson poétique sur ce que ressent le chanteur (« cantador ») dans la roda. Le berimbau semble jouer à l’intérieur de son corps, et emporté par le toque, il transforme ses émotions en ladainha.
Les images se succèdent : le jour qui devient nuit, la lune, les étoiles, la rosée, la sueur sur sa peau brune. La dernière strophe rappelle que cette peau porte aussi les marques de la souffrance de ses ancêtres. Le chant de capoeira y apparaît comme un moyen d’exprimer à la fois la beauté du monde et la mémoire de la douleur.
Vocabulaire et contexte
Cantador : chanteur, souvent improvisateur. Ladainha : long chant soliste qui ouvre la roda d’angola, souvent narratif ou philosophique. Manejar : manier, ici jouer de l’instrument. Sereno : l’humidité, la fraîcheur du soir. Moreno : brun, basané. Remarque : le texte de l’ancienne page contenait des mots peu clairs (« lagrimentas ») ; corrigés au plus probable, à vérifier à l’écoute.