Madeira boa : paroles et traduction – chanson de capoeira

Auteur : Mestre Charm (Capoeira Abada)

Paroles (portugais)

Traduction (français)

Eu vou esperar a lua voltar
Eu quero entrar na mata ê
Eu vou tirar madeira boa
Pro meu berimbau fazer

Je vais attendre que la lune revienne
Je veux entrer dans la forêt, ê
Je vais prendre du bon bois
Pour fabriquer mon berimbau

Madeira boa é como amizade
É difícil de encontrar
Amizade eu guardo no peito
E da madeira eu faço meu berimbau

Le bon bois, c'est comme l'amitié
C'est difficile à trouver
L'amitié, je la garde dans mon cœur
Et avec le bois je fais mon berimbau

A noite chega eu entro na mata
Lua clareia para eu procurar
Jequitibá e Maçaranduba
O Guatambu eu devo achar

La nuit tombe, j'entre dans la forêt
La lune éclaire pour que je cherche
Jequitibá et maçaranduba
Le guatambu, je dois le trouver

Se Mestre Bimba estivesse aqui
Pra me ensinar escolher madeira
Eu entrava agora na mata
Tirava Ipê e Pau-Pereira

Si Mestre Bimba était ici
Pour m'apprendre à choisir le bois
J'entrerais maintenant dans la forêt
Je prendrais de l'ipê et du pau-pereira

Na velha África se usava o Ungo
Nas grandes festas religiosas
O Quijenge no dialeto Kimbundo
É o berimbau que conquistou o mundo

Dans la vieille Afrique on utilisait l'ungo
Dans les grandes fêtes religieuses
Le quijenge, dans la langue kimbundu,
C'est le berimbau qui a conquis le monde

En gras : réponse du chœur (coro).

De quoi parle la chanson

Une chanson du Mestre Charm (Abadá-Capoeira) sur la fabrication du berimbau. Le chanteur attend la bonne lune pour entrer dans la forêt et y choisir du bon bois, car selon la tradition, on coupe le bois à certaines phases de la lune.

Il compare le bon bois à l’amitié : les deux sont rares et précieux. Il cite les essences utilisées (jequitibá, maçaranduba, guatambu, ipê, pau-pereira) et regrette que Mestre Bimba ne soit plus là pour lui apprendre à les choisir. Le dernier couplet rappelle les origines africaines de l’instrument, les arcs musicaux d’Angola comme l’ungo ou le quijenge.

Vocabulaire et contexte

Mata : la forêt, la brousse. Biriba, jequitibá, maçaranduba, guatambu, ipê, pau-pereira : essences d’arbres brésiliens dont le bois souple et résistant sert à faire la verga (l’arc) du berimbau. Ungo, quijenge : noms d’arcs musicaux d’Angola, ancêtres du berimbau. Kimbundu : langue bantoue parlée dans le nord de l’Angola, région de Luanda. Beaucoup de mots de la capoeira en viennent.

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